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ABOIRE --- Club d'amateurs de vin

Page enregistrée le 17/11/04 à 9:12

SujetLa leçon de dégustation
Posté le14/2/96
Pargouanvic@mail.club-internet.fr (Herve GOUANVIC)


Avec l'aimable autorisation de la Virtual Baguette - janvier 96

http://www.mmania.com/



Séance de dégustation du professeur Weissenberg :

Après avoir pu découvrir la manière traditionnelle de déguster du vin, découvrez la manière scientifique, grâce à notre spécialiste maison, le professeur Weissenberg, gourou spirituel de la faculté de Jouy en Godasse.
Pour chaque critère, écoutez religieusement les conseils du prof, testez en direct, et cochez les cases. Nous vous dirons ensuite si votre vin est bon.

Température idéale de dégustation :

PROF: Le mieux, c'est de boire le vin à la température de récolte, il faut donc auparavant CONNAITRE la température de récolte. C'est pas difficile, vous prenez un thermomètre médical classique (propre), et vous l'enfoncez dans le trou de taupe le plus proche des racines du pied de vigne. Si un grillon sort du trou, c'est qu'il est trop frais. Si un ver de terre sort du trou, c'est qu'il est trop chaud. Si rien ne se passe, c'est que c'est bon.

Votre vin est à la température :
grillon
vers de terre
le sol est gelé, le thermomètre ne rentre pas.
37,2[infinity], vous vous êtes trompé.

Le matériel :

PROF: Mon coeur balance entre la chopine et le ballon. Bien sûr, le ballon parait plus adapté, mais il est plus fatiguant car il faut le remplir plus souvent. La chopine a pour elle sa capacité et surtout la poignée, qui permet de ne pas faire de dégats en cas de dégustation prolongées (pour ne pas employer un autre terme). Chopine = capacité, solidité, sécurité, mais pas sobriété.

Votre matériel pour tester :
une chopine
un ballon
un bidet
nature, à la bouteille

Type de dégustateur :

PROF: ça dépend du vin :
Pour du rouge : il doit être petit, gros, moche et vulgaire.
Pour du rosé : il doit être moyen, sale, poilu et énervé.
Pour du blanc : il doit être grand, maigre, vilain et fou.


Les choses à éviter avant la dégustation

  • fumer du hashish,
  • écouter un discours politique,
  • partir en vacances,
à part ça, tout est permis.



Examen visuel :

PROF: Avant de regarder la couleur, la robe, etc..., regardez l'étiquette et le prix.

Ensuite vous pouvez effectuer un examen poussé au microscope à effet tunnel, puis lancez quelques gouttes du liquide dans un cyclotron en marche. Au delà de la couleur, vous aurez ainsi son rayonnement gamma, sa fréquence dans le registre infra- rouge, la longueur de son onde lumineuse (au metre prés), et mal à la tête.

Examen visuel :
Rayonnement gamma inférieur à 181 joules/mètre : oui
non

Débit infra rouge régularisé : partiel
intermittent

Longueur d'onde : verte pomme
bleue
rose

Examen olfactif :

Pas de vin sans tarin. C'est pas pour rien si de nos jours on appelle encore le vin le Pif. Un bon gros nez bien charnu, avec des cratères sur le dessus et deux gros trous sur le dessous (avec des poils), voila l'outil idéal.
Respirez donc le liquide comme si vous vous apprétiez à traverser un champ de putois, en évitant toutefois de faire remonter le vin dans le nez, ce qui pourrait vous faire tousser.

A vue de nez, le vin sent :
bon
pas bon
le vin
je sais pas, je suis enrhumé

Examen auditif :

Le vin a une odeur, certes, mais il a aussi un bruit. Si vous voulez le déguster correctement, il faut simuler à l'intérieur du verre le phénomène des grandes marées d'équinoxe. Si vous entendez le bruit d'un cheval au galop, c'est que c'est un bon vin. Par contre, si vous n'entendez que GLOUB GLOUB, c'est que le vin est noyé et qu'il faut déboucher le gicleur.

Lorsque vous écoutez le vin, qu'entendez vous ?

chlika, chlika, chlika
clipiticlop, clipiticlop,clipiticlop
gloub, gloub, gloub et gloub
"va bosser ivrogne"
voix caverneuse: "ceci est mon sang, livré pour vous..."

Examen gustatif :

A ne pas oublier. C'est vrai qu'après tous ces essais, c'est assez dur de ne pas casser le verre et d'arréter la dégustation. Le mieux est de boire une grande gorgée en ultilisant un entonoir pour ne pas perdre une goutte de vin, ce qui pourrait lui enlever sa saveur d'ensemble. Imprimez dans la bouche un mouvement au liquide, qui, grâce à la force de Coriolis, rentrera de gauche à droite dans le trou. Cet effet permet au vin de bien se répartir dans le syphon, de galvaniser la tuyauterie et d'arriver en douceur à destination.

Dans la bouche, ça :

picotte
fait du bien
ramone
rappe
marteau-pique les muqueuses




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