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ABOIRE --- Club d'amateurs de vin

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Sujet[ACTU] Les vins romands
Posté le7/8/99
Parhananfafi@my-deja.com
L'étonnante saveur des vins romands

Une nouvelle génération de vignerons émerge, qui acclimate les cépages inédits, explore les modes de vinification, pousse jusqu'à l'orfèvrerie le travail en cave. Quatre itinéraires de dégustation pour découvrir ces joyaux rares.

C'est un peu le syndrome de l'enfant que l'on n'a pas vu grandir. On le croit bébé naïf, on le découvre subitement Prix Nobel en puissance. Le regard, ou plutôt le palais, tourné vers la Toscane, le Bordelais ou la Bourgogne, on en est venu à négliger les vins d'ici. A les considérer avec un brin d'arrogance comme des boissons sympathiques, voire diurétiques, breuvages rapidement vinifiés et aussitôt séchés sur le zinc d'un comptoir ou autour d'un caquelon.

Grave erreur.Le vignoble romand a changé, il ne cesse de changer. Les bons crus ne sont d'abord plus le seul fait d'une élite, petite aristocratie juchée sur des trônes nommés Dézaley ou Chamoson. Formées dans les écoles, revenues de stages sur les vignobles étrangers, ouvertes au monde et à ses goûts variés, de nouvelles et jeunes générations ont repris en main les parcelles familiales ou parfois créé un nouveau domaine, cela dans tous les cantons romands. En résulte un changement de philosophie. Voici une génération qui s'éloigne du vin d'agriculteur et se rapproche du vin d'oenologue.

L'ère du zapping Il n'y a pas que les vignerons qui voyagent. Les consommateurs et les liquides aussi sautent allègrement les frontières. Le vin suisse se voit concurrencer par des bouteilles venues des Etats-Unis, du Chili, d'Australie et les amateurs apprécient désormais les bouquets des chardonnays ou des cabernets d'outre-mer.

´Il y a désormais une forme de zapping entre les vins. Les gens sont moins fidèles qu'autrefois à un seul producteur', note le vigneron genevois Laurent Villard. ´Les gens boivent moins et surtout différemment, ajoute l'oenologue Jacques Perrin, du club romand le CAVE. Le vin n'est pas uniquement une boisson désaltérante, mais un produit culturel, chargé d'images, de rites et de symboles. Cette dimension est essentielle et doit être préservée si l'on veut qu'au prochain millénaire on boive encore du vin.'

Devant cette nouvelle donne, la vigne romande cherche son salut dans les spécialités, ces cépages plus ou moins rares ou exotiques que l'on cultive sur un petit lopin. D'autres expérimentent de nouvelles méthodes de vinification. Nombreux sont ceux qui ont désormais le souci du rendement limité, garant d'un raisin (donc d'un vin) de qualité supérieure.

C'est ainsi que la Suisse romande déguste désormais de la syrah, du findling, de la petite arvine, du pinot blanc, du sauvignon, du gamaret, du diolinoir, en tout pas moins de 30 cépages différents cultivés sur un territoire longtemps dévolu au roi chasselas (le blanc) et à ses vassaux rouges gamay et pinots noirs. Lorsqu'un cépage file un amour parfait avec son terroir, il serait suicidaire de le changer. Mais lorsqu'un vignoble cherche une nouvelle identité, une réputation, tel celui de Genève, il est alors bon d'expérimenter.

´En Valais, les spécialités ont apporté une réputation à tout le vignoble, dont bénéficient même les vins courants', note Jacques Perrin. ´Elles ont également un effet d'entraînement. Elles poussent les vignerons à se dépasser, à améliorer leurs vins', estime Laurent Villard.

Le résultat s'affiche désormais dans les concours internationaux où les vins d'ici se frottent, avec succès souvent, aux vins étrangers. Il se lit également dans le guide Hachette, bible française du vin, où les vins valaisans, vaudois, mais aussi genevois et neuch'telois, sont déclarés ´coup de coeur'.

Très rare et très cher Va-t-on bientôt boire du vin suisse de Tokyo à New York? ´Le vignoble romand se divise avant tout en petites exploitations, juge Jacques Perrin. Minuscules, situées sur des terrains parfois impossibles comme à Lavaux ou en Valais, elles sont peu mécanisées et nécessitent beaucoup de travail, donc coûtent cher. Le vin suisse sera toujours trop coûteux ou trop rare pour concurrencer les grands domaines américains, français ou italiens.'

Reste le marché intérieur et un mode de vente resté éminemment traditionnel: frapper à la porte d'un vigneron, goûter et discuter. Quand le vin est bon, que souhaiter de mieux?

Thierry Sartoretti

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